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A l’époque médiévale, il était inconvenant que les femmes montent à cheval à califourchon.
Certaines peintures témoignent que dès le IXe siècle, les dames de la noblesse se tenaient de côté assises sur un coussin d’équitation rembourré avec de la paille, qui comprenait un dossier et un appui pour les pieds. Leurs deux jambes reposaient perpendiculairement au cheval, généralement à gauche. Ainsi, les dames possédaient peu de contrôle sur le cheval et avaient généralement un guide.

Peu à peu, la selle Amazone va se modifier et divers systèmes de tenue à cheval vont se développer. Les cavalières tournent de plus en plus le tronc vers l’avant, les épaules sont presque parallèles à celles du cheval, la jambe droite se pose devant le pommeau. L’Amazone a une meilleure influence sur son cheval et une meilleure tenue en selle.

La selle de l’Amazone prend la forme qu’elle a encore aujourd’hui au XIXe siècle, lorsque les dames rejoignent les cavaliers dans la chasse au renard, autorisant les cavalières à galoper et même à sauter de petits obstacles.
Sa conception permet à la cavalière de reposer en toute sécurité avec les deux jambes du même côté, tout en lui garantissant contrôle et maintien en avant du cheval.
Son siège est plat. La selle est dotée d’un seul un étrier (généralement le gauche) et de deux arçons : le pommeau également appelé « tête fixe » soutient la jambe droite ; le pommeau « de fond » favorise l’équilibre et l’adhésion à la selle.

Portés lors d’expositions, de concours de dressage ou pour la chasse au renard, les costumes des cavalières varient tant par le style et que par les matériaux utilisés. L’objectif est qu’ils soient pratiques et élégants à la fois.

Les couleurs foncées comme le noir, le brun, le bleu ou le gris, une jupe sombre et élégante, une veste bien ajustée mettent en valeur l’équilibre et la grâce de la cavalière. Sous la jupe, qui pour des raisons de sécurité est un tablier ouvert, les Amazones portent une culotte et des bottes.

Ci-dessous, la présentation d’un carrousel de huit Amazones, avec la tenue vestimentaire adéquate. L’une est monitrice au Centre Hippique de la Côte d’Estoril, les autres sont des élèves de l’école du même centre équestre.

Calmes, dociles et confortables, les chevaux de spectacle portugais, lusitaniens ou croisés, sont parfaitement appropriés à ce mode d’équitation.

Les chevaux utilisés en Amazone doivent être bien dressés et capables de s’adapter à ce type d’équitation. Pendant le carrousel, les huit cavalières déroulent une chorégraphie qui combine trot et galop, des allures dans lesquelles s’expriment l’extrême élégance et la grande féminité de ce type d’équitation.